L’UNESCO et ses partenaires se mobilisent pour protéger l’éducation face aux crises

Alors que les conflits et la baisse des financements fragilisent l’éducation en Afrique de l’Ouest et du Centre, acteurs humanitaires, partenaires et représentants diplomatiques se sont réunis à Dakar, le 9 septembre 2026, pour renforcer leur action collective et préserver le droit d’apprendre.

Cette rencontre qui s’est tenue au Centre d’information des Nations Unies à l’occasion de la Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques, a réuni notamment les membres du Groupe de travail régional éducation en situations d’urgence en Afrique de l’Ouest et du Centre, ainsi que des bailleurs de fonds, des représentants diplomatiques et des partenaires pour renforcer leur action collective en faveur de l’éducation. Deux priorités ont guidé les échanges à savoir mieux protéger l’éducation dans les contextes de conflit et mobiliser les financements nécessaires à la continuité des apprentissages.

Les données régionales témoignent de l’ampleur des besoins. Selon la note de plaidoyer publiée en septembre 2026 par le Groupe de travail sur l’éducation en situations d’urgence en Afrique de l’Ouest et du Centre, 8 704 écoles restent fermées pour cause d’insécurité dans cinq pays, perturbant la scolarité de près de 2,7 millions d’enfants. Ce bilan ne reflète qu’une partie de la crise. Dans le même temps, les financements recensés ne couvrent que 17,8 % des besoins identifiés pour les réponses éducatives en 2026, selon les données provisoires disponibles au moment de l’analyse.

Intervenant lors de la rencontre, Dimitri Sanga, Directeur régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest, a présenté l’action de l’Organisation pour renforcer la protection juridique et politique de l’éducation, notamment à travers la Déclaration sur la sécurité dans les écoles. Il a souligné la nécessité de traduire ces engagements en actes en vue de sécuriser les établissements, protéger les élèves et les personnels éducatifs, et permettre aux enfants de poursuivre leur scolarité malgré les crises.

Pour l’UNESCO, l’éducation en situations d’urgence répond à un besoin essentiel. Elle offre aux enfants et aux jeunes un cadre protecteur, des repères et des perspectives dans un quotidien bouleversé. Dans la région, l’UNESCO soutient les enseignants, accompagne la continuité des apprentissages et aide à renforcer les systèmes éducatifs, en portant une attention particulière aux populations déplacées et aux apprenants les plus vulnérables.

Aux côtés des États membres, des communautés éducatives et de ses partenaires, l’UNESCO poursuit son engagement pour que le droit à l’éducation soit préservé en toutes circonstances. Cet engagement exige une mobilisation politique et financière durable, à la hauteur des besoins. Car derrière chaque école fermée, il y a des enfants dont l’avenir ne peut attendre la fin des crises.

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